China

Tu reflejo del ayer / Ton reflet d’hier

Text by Oleñka

Tu reflejo del ayer / Ton reflet d'hier. Photo by Cedric Hernandez.

Tu reflejo del ayer / Ton reflet d’hier. Photo by Cedric Hernandez.

Entre el mar y yo se atraviesa un árbol de tronco grande. Parece que en una berraquera decidió ponerse allí para disfrutar de un poco de protagonismo frente al vaivén de olas de color esmeralda…

Pero mi mente no se está bañando en el mar. Se ha metido en las hendiduras de ese tronco robusto y ha comenzado a buscar, a imaginar.

Quién era y cómo he llegado aquí. Cómo sin darme cuenta he vagado por meses y mis energías siguen intactas; y lo que fui, lo que me trajo hasta aquí, se ha vuelto un recuerdo lejano.

Ahora respiro diferente.

Entre los pliegues de la ropa que se incrusta en la mochila, he guardado el peso de mi otrora, de mi pasado y aunque de pesar 14 kilos mi mochila ahora pesa 19,5, siento una ligereza absoluta. Cuánto peso vas dejando cuando pasas…o cuánto peso diferente adquieres. El peso de una vida verdadera basada en experiencias. Saborear, oler, aprender otras lenguas, reconocer otras sonrisas, otras religiones.

¿Y es que acaso eso es un peso?

Mi amiga María me escribió hace poco que ya no seríamos los mismos al volver. Quizás no seremos diferentes, quizás finalmente somos lo que eramos por naturaleza, somos lo que eramos en esencia.

Sin vergüenza reconoceré el espasmo que me embarga desde hace unos días. Se conjugan en la cabeza, en el cuerpo entero, las sensaciones de que la vuelta no sólo se hace a lo geográfico, por eso al poner una fecha concreta de retorno sientes como si el peso de un yunque te cayera encima.

No queremos volver a ser el reflejo de algo que no es nuestra esencia.

Sin embargo, eso no está en la cartografía, ni en el espacio geográfico.

El viento en la cara me recuerda al tiempo anterior y el árbol terco me sonríe y me reta a abandonar el miedo a la vuelta y a nunca perder de vista el camino a la esencia.

Lo más díficil ya se ha superado. El primer paso.

Entre la mer et moi s’interpose un arbre au long tronc. Il semble que dans un accès de malice il ait décidé de s’installer là pour profiter d’un peu de protagonisme face au va-et-vient des vagues de couleur émeraude…

Mais mon esprit ne se baigne pas dans la mer, lui. Il s’est immiscé dans les fentes de ce tronc robuste et a commencé à chercher, à imaginer.

Qui suis-je, et comment suis-je arrivé là. Comment, sans m’en rendre compte j’ai erré pendant des mois et comment mes énergies restent intactes; et comment ce que j’étais, ce qui m’a amené jusqu’ici, est devenu un  souvenir lointain.

Maintenant je respire différemment.

Entre les plis des vêtements qui s’incrustent dans le sac à dos j’ai gardé le poids de mon moi passé; et bien que mon sac à dos qui pesait auparavant 14 kg en pèse désormais 19,5 ,  je sens une légèreté absolue. Combien de poids laisses-tu quand tu passes… ou combien de poids différent tu acquiers. Le poids de la véritable vie basée en expériences. Savourer, sentir, apprendre d’autres langues, reconnaître d’autres sourires, d’autres religions…

Mon amie María m’a écrit il y a peu que nous ne serions plus les mêmes au retour. Peut-être que nous nous serons pas différents, peut-être que finalement nous sommes ce que nous étions par nature, nous sommes ce que nous étions en essence.

C’est sans honte que je reconnaîtrai le spasme qui m’a paralysé il y a quelques jours. Se développe dans la tête, dans le corps en entier, le sentiment que le retour ne se fait pas uniquement géographiquement; et pour cela quand tu détermines une date concrète de retour, tu sens comme le poids d’un jonc qui te tombe dessus.

Nous ne voulons pas redevenir le reflet de ce qui n’est pas notre essence.

Pourtant, cela n’existe pas en cartographie, ni dans l’espace géographique.

Le vent dans le visage me rappelle aux temps anciens et l’arbre têtu me sourit et me défie d’abandonner la peur du retour et de ne plus jamais perdre de vue le chemin vers l’essence.

Le plus difficile a été surmonté. Le premier pas.

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Aventures chinoises… Aventuras chinas…

Text, photos and translation by Cedric.

La rencontre en montée / El encuentro en subida

C’est dans les gorges du Yangtse que nous avions rencontré Álvaro, Albert et Eal, deux catalans et un israélien. Ils étaient dans le même hôtel que nous, mais alors qu’ils arrivaient nous partions. Nous nous sommes donc rencontrés un peu plus loin sur le chemin de randonnée de la “Tiger Leaping Gorge“, juste avant d’entamer l’ascension dite des “28 courbes”.

C’était l’heure de prendre du thé au miel pour certains… ou du cannabis de production locale pour d’autre.

Au fur et à mesure de notre progression pendant deux jours, nous avions coincidé plusieurs fois, en profitant ainsi pour faire connaissance et puis pour finalement ne plus nous séparer.

C’est ainsi que nous prîmes un minivan ensemble pour aller de Walnut Grove à Shangri-la. Superbe route.

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Es en la garganta del Yangtse que conocimos a Álvaro, Albert y Eal, dos catalanes y un israelí. Estában en el mismo hotel que nosotros, pero cuando ellos llegaban, ya nos íbamos. Nos conocimos pues un poco más adelante en el camino del trekking de la “Tiger Leaping Gorge“, justo antes de emprender la llamada ascensión de las “28 curvas”.

Era la hora de tomar té de miel para algunos… o canabis de producción local para otros.

A medida que avanzábamos durante dos días, habíamos coincidido varias veces, aprovechando así de conocernos, para finalmente no separarnos.

Es así como cogimos un miniván juntos para llegar a Shangri-la desde Walnut Grove. Magnífica ruta.

Route Shangri-la - Dequin / Ruta Shangri-la - Dequin

Route Shangri-la – Dequin / Ruta Shangri-la – Dequin

En arrivant, et alors que nous cherchions un hébérgement, trois jeunes chinoises s’entichèrent de nous et nous guidèrent vers une auberge – très – locale (impossible de savoir qu’il y avait là une auberge) puis nous invitèrent à nous joindre à elles pour le dîner. Nous nous retrouvâmes quelques heures plus tard dans un tout petit restaurant où l’on s’était laissé guidé quant à la commande. Malgré une barrière de la langue évidente avec la plupart d’entre eux, deux jumelles assuraient pour tout le groupe (qui était finalement composé d’une dizaine de jeunes voyageurs chinois) et assuraient les présentations, les traductions et la transmission générale de la bonne humeur.

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Al llegar, mientras estábamos buscando un alojamiento, tres jóvenes chinas se encapricharon de nosotros y nos guiaron hacia un albergue – muy – local (era imposible adivinar que hubiera ahí un albergue) y nos invitaron a juntarnos con ellas para la cena en un pequeño garito en el que les dejamos la tarea de pedir la comida. A pesar de una barrera lingüística evidente con la mayoría de ellos, dos gemelas se lo curraron y dieron la talla para todo el grupo (que era de unos diez jóvenes viajeros chinos) y se encargaron de hacer las presentaciones, las traducciones y la transmisión general del buen ambiente.

Les jumelles / Las gemelas. Photo by Cédric Hernandez.

Les jumelles / Las gemelas. Photo by Cédric Hernandez.

Alors que tombaient les bols de riz, les plats locaux et les bières, on nous fit part du plan du lendemain : ballade en vélo dans les environs de Shangri-la. Immédiatement, Albert et moi nous joignîmes à l’expédition.

Mientras caían los boles de arroz, los platos locales y las cervezas, nos comentaron el plan del día siguiente : paseo en bici a los alrededores de Shagri-la. Inmediatamente, Albert y yo nos apuntamos a la expedición.

L’expédition / La expedición

Le lendemain, rendez-vous au magazin de location de vélos. Un bon Merida pour moi (meilleure marque chinoise), une écharpe, un czapka (chapeau russe pour se protéger du froid) et… un gant, généreusement offert par l’un des chinois, qui ne voulait pas que je parte sans. C’était parti.

On traversa la ville, tranquillement, mais dès qu’on en sortit, s’offrit à nous une première montée. Ni une ni deux, les filles descendirent de leur monture et la poussèrent en marchant jusqu’au sommet. L’occasion pour nous de prendre des photos et de nous adonner à un peu d’ornithologie.

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Al día siguiente, nos encontramos delante de la tienda de alquiler de bici. Una buena Merida para mí (la mejor marca china), una bufanda, un czapka (una especie de gorra rusa para protegerse del frío) y… un guante, generosamente ofrecido por uno de los Chinos, que no quería que me fuese con las manos descubiertas. Y de ahí nos fuimos.

Cruzamos la ciudad, tranquilamente, pero en cuanto salimos de ella, se presentó ante nosotros una primera subida. Sin pensárselo dos veces, las chicas bajaron de su montura y la empujaron hasta la cima. Un buen momento para nosotros para sacar fotos y dedicarnos a un poco de ornitología.

Nous progressions peu à peu à travers champs, villages et autres lacs asséchés.

Avanzábamos, poco a poco a través de los campos, pueblitos y otros lagos desaguados.

Vous aurez noté combien les Chinois aiment se prendre en photo, quand ils font du tourisme : ils voient quelque chose de bien – ou parfois même pas – et hop! Une photo! Puis l’autre fait pareil. Et c’est parti pour la photo de groupe.
Eh bien Albert et moi avons vécu celà de l’intérieur, et il faut avouer que c’est quand même très amusant. Nous avons ainsi compris que c’était tout simplement leur façon de s’amuser, de passer du bon temps et par la même occasion d’en garder des souvenirs…

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Habréis notado como a los Chinos les encanta sacarse fotos, cuando están de turismo: ven algo medianamente interesante – o ni siquiera – y ala! Una foto! Y el otro hace lo mismo. Y vamos todos para la foto de grupo.
Pues Albert y yo vivimos esto desde dentro, y tenemos que admitir que es bastante divertido. Así entendimos que simplemente era su modo de divertirse, pasar un buen tiempo y por la misma, conservar recuerdos…

L’élément perturbateur / El elemento perturbador

Midi – l’heure du crime.
Le leader de l’expédition – il est amusant de constater que tous les groupes de touristes chinois ont un leader auto-désigné, et qu’ils le suivent quoi qu’il arrive ; c’est ce que nous allions expérimenter par la suite – proposa alors au groupe d’aller visiter le monastère de Songzanlin. Mais en passant par derrière. C’est à dire, avec les vélos, par un chemin de terre, derrière la montagne, afin d’arriver dans le village qui entoure le monastère.

En arrivant devant l’impressionnant temple séculaire, nous ne nous doutions pas que des militaires allaient nous menacer et nous extorquer…

Ainsi, un membre de la sécurité nous apperçut en train de prendre des photos sur nos vélos. Ce qui était louche, vu que l’entrée étaient de l’autre côté et qu’il nous aurait vus. Il demanda les tiquets, et les voix commencèrent à s’élever. Nos compagnons choisirent la fuite. Mais cent mètres plus loin, un camion de militaire nous rejoignit et là se succédèrent la surprise, l’incompréhension, la colère puis l’abattement.

En effet, si nous étions arrivés par un autre endroit, nous n’étions pour autant pas entrés dans le monastère, bien protégé par de hauts murs. Nos compagnons voulaient certes éviter de payer l’entrée, mais prétendaient juste voir le monastère depuis l’extérieur de l’enceinte.
Quoi qu’il en soit, nous nous rendîmes vite compte que les militaires avaient une idée derrière la tête et voulaient d’abord nous faire payer une amende de 300 puis 200 yuans par tête. Il était clair qu’il s’agissait d’un petit acte de corruption : le prix ne coincidait ni avec le prix de l’entrée (195 yuans, quand même!) ni avec celui de l’amende officielle, et celui que nous demandaient les militaires changaient tout le temps…

C’est là que le leader sortit sa casquette de leader charismatique, en parlant avec calme, amabilité et coopération, rompant ainsi avec la colère poulaillère des filles et des militaires. Il souriait, passait sa main autour du cou du militaire et se montrait familier, nous faisant penser qu’il avait probablement fait au moins son service par le passé.
Puis les militaires l’emmenèrent dans le camion.

C’est là que nos compagnons prirent un coup derrière la tête. Plus un mot, plus un sourire, plus une photo. Pendant une bonne heure.
Puis ils revinrent, discutèrent entre Chinois – Albert et moi, moitié amusés moitié médusés par la situation, étions d’ailleurs surpris qu’à aucun moment les militaires se soient tournés vers nous, ou nous aient utilisés comme argument fallacieux – pendant quelques minutes, et repartirent, de nouveau pour une bonne heure.

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Mediodía, la hora del crimen.
El líder de la expedición- es divertido notar que todos los grupos de turistas chinos tienen su líder auto-proclamado, y que le siguen pase lo que pase ; era lo que íbamos a experimentar a continuación – propuso al grupo ir a visitar el monasterio de Songzanlin. Pero por detrás. Es decir, con las bicis por un camino de tierra, detrás de la montana, para llegar en el pueblo que rodea el monasterio.

Llegando delante del impresionante templo secular, no imaginábamos que unos militares iban a amenazarnos y extorsionarnos…

Así es como un miembro de la seguridad nos vio sacando fotos sobre nuestras bicis. Lo cual era efectivamente sospechoso, pues la entrada estaba del otro lado y nos habría visto pasar. Pidió las entradas, y las voces empezaron rápidamente a elevarse. Nuestros compañeros eligieron huir.
Pero unos cien metros mas adelante, nos alcanzo un camión de militares, y desde entonces se sucedieron la sorpresa, la incomprensión, el enfado y finalmente el abatimiento.

En efecto, si es verdad que llegamos por otro sitio, no habíamos sin embargo entrado en el monasterio, bien protegido por altos muros. Nuestros compañeros querían ciertamente evitar pagar la entrada, pero solo pretendían ver el monasterio desde fuera de su recinto.
De todas maneras, nos dimos cuenta rápidamente que los militares tenían una idea detrás de la cabeza, pues querían cobrarnos una multa de 300 yuanes por cabeza, luego 200 ; era claro que se trataba de un pequeño acto de corrupción, pues el importe no coincidía ni con el precio de la entrada (195 yuanes!) ni con aquel de la multa oficial, y variaba todo el tiempo…

Fue entonces cuando el líder se puso la gorra de líder carismático, hablando con calma, amabilidad y cooperación, rompiendo así con la furia gallinera de las chicas y de los militares. Sonreía, y hasta pasaba su brazo sobre los hombros del militar con una actitud muy familiar, haciéndonos plantearnos la posibilidad que había por lo menos hecho su servicio militar en el pasado.
Pero los militares se lo llevaron en el camión.

Nuestros compañeros acusaron el golpe. Ni una palabra, ni una sonrisa, ni una foto mas. Durante una buena hora.
Volvieron finalmente, discutieron de nuevo entre ellos – Albert y yo, mitad divertidos mitad pasmados por la situación, estábamos de hecho sorprendidos por el hecho que en ningún momento los militares aludieron a nosotros – durante unos minutos, antes de volver a marcharse por una buena hora mas.

Le dénouement / El desenlace

Quand le leader revint, on n’en croyait pas nos yeux.
Non seulement, nous n’allions pas payer d’amende, mais en plus nous avions six entrées pour dix personnes que nous allions payer en tout 450 yuans… et un carton plein de bouteilles d’eau! C’est à dire qu’on se retrouva avec des places à 45 yuans au lieu de 195, qu’on rentra à dix avec seulement six entrées et qu’en plus on se retrouvait avec des bouteilles d’eau.

Le leader, ce génie.

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Cuando el líder volvió, no nos lo podíamos creer.
No solo ya no teníamos que pagar ninguna multa, sino que encima disponíamos de seis entradas para diez personas que íbamos a pagar en todo 450 yuanes… y una caja llena de botellas de agua! Es decir que teníamos entonces una plaza por 45 yuanes en vez de 195, que íbamos a entrar diez personas con solo seis entradas y que encima teníamos mas de una botella de agua cada uno…

El líder, ese genio!

Prologue / Prólogo

Après la visite, retour à Shangri-la à fond les pédales alors que j’avais une chinoise sur le dos (littéralement : elle avait crevé!) pour aller chercher Olga et retourner au temple avec les billets utilisés avant qu’ils ferment.

Ça a marché, et au lieu de payer 195 yuans chacun, on a payé en tout 45 + le taxi (une bricole)…!

Une bonne journée, une bonne affaire, des sensations en tous genre…

Bref, je suis parti en expédition avec un groupe de touristes chinois.

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Después de la visita, corri de vuelta a Shangri-la a toda ostia mientras llevaba a una china sobre los hombros (literalmente : su bici habia pinchado!) para ir a buscar a Olga y volver al templo con dos de las entradas que teniamos antes de que cerraran.

Funciono, y en vez de pagar 195 yuanes cada uno, pagamos en todo 45 + taxi (casi nada)…!

Un buen dia, una ganga, sensaciones muchas y varias…

En fin, me fui de expedición con un grupo de turistas chinos.

Devant le temple de Songzanlin / Delante del templo de Songzanlin.

Devant le temple de Songzanlin / Delante del templo de Songzanlin.

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La historia de la montaña nevada del dragon de Jade / L’histoire de la montagne enneigee du dragon de Jade

Story by Oleñka

A Cédric, mi amor, por su amor a la montaña…

A Cédric, mon amour, pour son amour à la montagne…

Hoy vengo a contaros una historia de amor. De esas que hacen soñar, reír, llorar. Hoy vengo a contaros la historia de un amor incondicional, sin precedentes. Es la historia de  la montaña nevada del dragon de Jade.

Aujourd’hui je viens vous conter une histoire d’amour. De celles qui font rêver, rire, pleurer. Aujourd’hui je viens vous conter l’histoire d’un amour inconditionnel, sans précédent. C’est l’histoire de la montagne enneigée de Jade. Primera visión de la montaña nevada de Jade. Photo by Cedric Hernandez.

Primera visión de la montaña nevada de Jade / Première vision de la montagne enneigée de Jade. Photo by Cedric Hernandez.

Todo comenzó desde su nacimiento, en aquél pueblo rodeado de montañas escarpadas, el nació llorando y contemplando. La montaña lo marcó desde ese momento y nunca lo desamparó. Aunque el viviera a kilómetros de cualquier cerro, la montaña lo llamaba, lo buscaba, lo deseaba, y el cada cierto tiempo respondía con inmenso placer su llamado; le gustaba perderse entre sus rutas desconocidas, sudar sus cuestas, respirar entre sus arboles. Todo eso me transmitió cuando le conocí. Era imposible no amar ese objeto cuando lo mirabas a través de sus ojos, cuando lo disfrutabas junto a él. Por amor comenzamos a viajar juntos, de la mano subimos los montes más altos, disfrutamos de atardeceres de ensueño en cumbres olvidadas e infinitas, hasta que conocimos la montaña nevada de Jade. Nunca vi sus ojos brillar tanto. Nunca vi su cuerpo querer correr con tanta intensidad. Nunca le escuché con tanto ahínco planear la ruta de conquista de su cumbre, la forma de colonizar sus cuevas solitarias, la manera de perderse allí para siempre.

Tout commença dès sa naissance, dans ce village entouré de montagnes escarpées ; il naquit en pleurant et en contemplant. La montagne le marqua dès ce moment-là et ne le lâcha plus. Bien qu’il vivait à des kilomètres de tout sommet, la montagne l’appelait, le cherchait, le désirait, et lui, il répondait, de temps en temps, avec un immense plaisir à son appel ; il aimait à se perdre au milieu de ses routes inconnues, suer dans ses côtes, respirer au milieu de ses arbres. Tout celà il me le transmit quand je l’ai connu. Il était impossible de ne pas aimer cet objet quand on le regardait à travers ses yeux, quand on en jouissait à ses côtés. Par amour nous commençâmes à voyager ensemble, main dans la main nous escaladâmes les montagnes les plus élevées, nous jouîmes de crépuscules de rêve depuis des sommets oubliés et infinis, jusqu’à ce que nous connûmes la montagne de Jade. Je n’avais jamais vu ses yeux briller autant. Je n’avais jamais vu son corps vouloir courir avec tant d’intensité. Je ne l’avais jamais entendu avec tant d’enthousiasme planifier la route de la conquête de son sommet, la manière de coloniser ses grottes solitaires, le moyen de se perdre là-bas pour toujours.

La cima de la montaña nevada de Jade / Le sommet de la montagne enneigée de Jade. Photo by Cedric Hernandez.

La cima de la montaña nevada de Jade / Le sommet de la montagne enneigée de Jade. Photo by Cedric Hernandez.

Lo acompañé siempre a observar a esta maciza nevada desde todos los puntos posibles. Él no se cansaba de mirarla. Ella lo seducía por completo y el quería dejarse llevar.

Je l’avais toujours accompagné pour observer ce massif enneigé depuis tous les points possibles. Il ne se lassait pas de le regarder. Il le séduisait complètement et lui se laissait faire.

Los riscos de la cima de la montaña nevada de Jade / Les rochers escarpés de la montagne enneigée de Jade. Photo by Cedric Hernandez.

Los riscos de la cima de la montaña nevada de Jade / Les rochers escarpés de la montagne enneigée de Jade. Photo by Cedric Hernandez.

Un día, emprendimos una expedición para subir a más de 3800mts de altitud para contemplar la cumbre despejada de 5500mts. El viento soplaba tan fuerte arriba que aprecia arrastrarnos. Resistíamos. Cuando al fin llegamos al punto de mejor observación me di cuenta de que era un desfiladero abruptisimo. La posibilidad de caer era casi inminente. Enterramos nuestros bastones y de pronto lo vi acercase a mí, sonriente, pero con los ojos llenos de lágrimas. El corazón se me aceleró. Mi estómago dio un vuelco. Sabía que el momento había llegado. Cogió mis manos fuertemente, besó mis ojos con dulzura. Nos abrazamos como nunca, nos besamos como siempre e intercambiamos lágrimas indelebles. Le sonreí y solté sus manos. El dio dos pasos hacia atrás, soltó el bastón encarando a la montaña  y salto al vacío… Lo vi caer… No… Lo vi volar. Como si de un águila se tratara desplegó sus alas y en una nube lo perdí de vista, la montaña se lo había tragado.

Un jour, nous commençâmes une expédition pour monter à plus de 3800 mètres d’altitude pour contempler le sommet dégagé de 5500 mètres. Le vent soufflait si fort là-haut que l’on devait pratiquement ramper. Nous resistions. Quand finalement nous arrivâmes au meilleur point de vue, je me rendis compte qu’il s’agissait d’un ravin des plus raides. La possibilité de tomber était imminente. Nous plantâmes nos bâtons et soudain je le vis approcher de moi en souriant, mais avec les yeux pleins de larmes. Mon cœur s’accéléra. Mon estomac fit un tour. Je savais que le moment était arrivé. Il se saisit fermement de mes mains, et baisa mes yeux avec tendresse. Nous nous prîmes dans les bras comme jamais, nous nous embrassâmes comme toujours et nous échangeâmes des larmes indélébiles. Je lui souris et lui lachai les mains. Il fit deux pas en arrière, lâcha le bâton pour faire face à la montagne, puis il sauta… Je le vis tomber… Non… Je le vis voler. Comme s’il s’agissait d’un aigle qui essayait de déployer ses ailes et je le perdis de vue dans les nuages : la montagne l’avait avalé.

Cayendo...quise decir volando / Il tombe...je veux dire Il vol. Photo by Cedric Hernandez.

Cayendo…quise decir volando / Il tombe…je veux dire Il vole. Photo by Cedric Hernandez.

Lloré, lloré y sonreí viendo al sol, viendo la cumbre, sintiendo el abrazo del viento. Partí sola pero en mi corazón sentía que él seguía conmigo. Meses más tarde, dormía en mi cama, cuando el viento abrió de forma intempestiva mi ventana, era el portador de un mensaje de mi amado. Me invitaba a verle, a visitarle. Me pareció la noche mas larga del mundo. Yo esperaba el alba desesperada para correr a la montaña. El sol despunto, había llegado el momento. Después de una ardua caminata me senté a descansar a la sombra de un pino y el apareció. Su rostro era hermoso, había envejecido pero nunca vi una tez tan iluminada. Nos abrazamos con mas amor que nunca. Ese día inolvidable me dio a comer frutos de los arboles, me llevó a saltar y nadar en las aguas más cristalinas, acurrucó mi siesta en una de sus cuevas y me besó en la puesta de sol que vimos en la cumbre. Se acercaba la hora de marcharme y mis ojos se llenaron de lagrimas, el los besó como de costumbre y me devolvió la calma.

Je pleurai, pleurai et souriai en regardant le soleil, en regardant le sommet, en sentant le vent m’embrasser.

Je partis seule, mais je savais au fond de moi qu’il restait à mes côtés.

Plusieurs mois plus tard, alors que je dormais dans mon lit, le vent ouvrit de manière intempestive ma fenêtre. C’était le porteur d’un message de mon aimé. Il m’invitait à le voir, à aller lui rendre visite. Cette nuit me sembla la plus longue de toute ma vie.

J’attendais désespérément le petit matin pour courir à la montagne. Le sol apparut : le moment était arrivé. Après une longue marche, je m’étais assise pour me reposer à l’ombre d’un pin, et c’est alors qu’il apparut. Son visage était beau, il avait vielli, mais je n’avais jamais vu un teint aussi illuminé.

Nous nous embrassâmes avec plus d’amour que jamais.  Lors de ce jour inoubliable il me donna à manger des fruits des arbres, il m’amena à plonger et nager dans les eaux cristalines, me borda lors de ma sieste dans l’une de ses caves et il m’embrassa lors du coucher de soleil que nous vimes depuis le sommet. L’heure de partir s’approcha et mes yeux se remplirent de larmes – il les baisa comme d’habitude et me tranquilisa.

Cascadas de la montaña / Les cascades de la montagne. Photo by Cedric Hernandez.

Cascadas de la montaña / Les cascades de la montagne. Photo by Cedric Hernandez.

Desde entonces no pasa un día sin que lo visite, sin que corra junto a él, junto al silencio, junto al viento. Allí, los 3, el, la montaña y yo nos volvemos uno. Allí la vida es nuestra. Allí somos amor. Allí somos vida.

Depuis ce jour-là, il ne se passe pas un seul jour sans que je lui rende visite, sans que je courre à ses côtés, aux côtés du silence, aux côtés du vent. Là-bas, les trois – lui, la montagne et moi – devînmes un. Là-bas, la vie nous appartient. Là-bas, nous sommes l’amour. Là-bas, nous somme la vie.

(La historia fue inspirada y las fotos tomadas durante diversos trekkings y caminatas alrededor de Yulong Mountain o la Montana nevada del dragon de Jade que se encuentra ubicada entre Lijiang y Shangri-la en China. Mide  5596 mts y es una autentica maravilla.)

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Buscando-te / A la recherche…de toi

A todos aquellos que buscan, a todos aquellos que esperan…

À tous ceux qui cherchent, à tous ceux qui espèrent…

Buscando-te / A la recherche...de toi. Photo by Cedric Hernandez.

Buscando-te / A la recherche…de toi. Photo by Cedric Hernandez.

Cuántos anuncios tendré que dejar en este cartel sin tiempo.

Cada día que pasa cuelgo uno nuevo con la esperanza de que lo veas.

Quizás no hayas llegado aún, quizás hayas pasado por aquí y no lo hayas entendido, sin embargo, yo te aguardo con la esperanza de los que tienen fe en que las montañas se mueven con sólo creer, en que los milagros curen.

Yo te espero con esperanza y por eso no me canso de escribir cada día ese mismo anuncio.

“Detente si sabes que todos los días a la misma hora me siento en la ventana a esperarte. Si eres tú, conoces mi dirección de memoria y sabrás qué canción tararear para que corra a tu encuentro. Si eres tú, no tardes, hace tiempo que mi corazón espera que lo habites  y sus paredes ya no aguantan tanta soledad, me advierte que si no llegas pronto va a parar de latir de tristeza y abandono. Así que corre es una cuestión de vida o muerte!”

Hace tanto tiempo que espero que me salieron canas de melancolía y mis huesos se debilitaron por falta de tu calor.

Solo me restan fuerzas para, cada día que pasa, colgar un nuevo anuncio con la esperanza de que lo veas…con la esperanza de que me leas.

Combien d’annonces devrai-je laisser sur ce tableau sans âge?

Chaque jour qui passe j’en accroche un nouveau dans l’espoir que tu le voies.

Peut-être n’es-tu pas encore arrivé, peut-être es-tu passé par ici mais tu ne l’as pas compris, pourtant, je t’attends avec l’espoir de ceux qui ont foi en ces montagnes qui se bougent simplement en le voulant, en ces miracles qui soignent.

Je t’attends avec espoir et pour celà je ne me lasse pas d’écrire chaque jour cette même annonce.

Arrête-toi si tu sais que tous les jours à la même heure je m’assieds derrière la fenêtre à t’attendre. Si c’est toi, tu connais mon adresse par cœur et tu sauras quelle chanson fredonner pour que je courre à ton encontre. Si c’est toi, ne tardes pas : ça fait longtemps que mon cœur attend que tu l’habites et ses murs ne supportent plus telle sollitude ; il m’avertit que si tu n’arrives pas bientôt il va arrêter de battre par tristesse et abandon. Alors cours, c’est une question de vie ou de mort!”

Ça fait si longtemps que j’attends que j’ai des cheveux blancs de mélancolie et mes os faiblissent par manque de ta chaleur.

Il ne me reste que la force d’accrocher, jour après jour une nouvelle annonce dans l’espoir que tu le voies… dans l’espoir que tu me lises.

Text by Oleñka

(La foto fue tomada en una calle de Da Li en China / La photo a ete prise dans une rue de Da Li, en Chine.)

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Píntame de rojo, China / Peinds moi en rouge, Chine

Píntame de Rojo, China. Peinds moi en rouge, Chine. Photo by Cedric Hernandez.

Píntame de Rojo, China. Peinds-moi en rouge, Chine. Photo by Cedric Hernandez.

Cuanta connotación, cuanto desenfreno, cuanto quebradero de cabeza posee un color.

Qué significa en tu bandera, mas allá de todos los muertos de Tiananmen o incluyéndolos.

De dónde salen las estrellas símbolo de riqueza y poderío.

Dame cuenta de que te volviste un dragón inasible cuyas patas amasan un capital inimaginable y que este rojo ya sólo forma parte de la propaganda, de la careta.

Cuéntame China en rojo que yo entienda, en rojo en el que quiera pintarme, mas allá del oxido desvencijado de la ideología desgastada.

Píntame en este rojo lúdico que se apila en los mercados de tus pueblos sencillos y que sirve para darle a tus comidas ese sabor tuyo inigualable, inolvidable.

Tant de connotations, tant de frénésie, tant de casse-têtes possède une couleur.

Que signifie t-elle, sur ton drapeau, au-delà de tous les morts de Tiananmen ou même en les incluant?

D’où sortent les étoiles, symbole de richesse et de pouvoir?

Rends-moi compte du fait que tu sois devenu un dragon insaisissable dont les pattes amassent un capital innimaginable, et que ce rouge n’est plus que propagande, qu’un masque.

Raconte moi, Chine, en un rouge que je comprenne, en un rouge que je puisse peindre, au-delà de l’oxide délabré de l’idéologie usée.

Peinds-moi en ce rouge ludique qui s’empile dans les marchés de tes villages simples et qui sert à donner à tes plats cette saveur unique, inégalable, inoubliable.

Text by Oleñka

(La foto fue tomada en un mercado popular de Da Li, China / La photo a été prise dans un marché populaire de Da Li, en Chine.)

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Mi casa es tu casa or Home Sweet Home

 

Ii. The best part of Da Li. Photo by Cédric Hernandez

Ii. The best part of Da Li. Photo by Cédric Hernandez

Casi en la mitad de nuestro periplo, estaba marcado nuestro paso por China.

Siempre respondíamos lo mismo a la pregunta, “pero vuestro viaje no es en el sudeste asiático?”, “es que tenemos un amigo músico allí, en Da Li, la región de Yunnan, según se cuenta una de las mas hermosas de China”.

Pratiquement à la moitié de notre périple, il était prévu un passage par la Chine.

Nous répondions toujours la même chose à la question “mais votre voyage n’est-il pas dans le Sud-est asiatique?” : “c’est parce que nous avons un ami musicien là-bas, à Da Li, en Yunnan, soit-disant l’une des plus belles régions de Chine”.

The great Li Daiguo playing his pipe. Photo by Cedric Hernandez.

The great Li Daiguo playing his pipe. Photo by Cedric Hernandez.

 

En efecto, nuestro paseo por China, tuvo una bienvenida mejor imposible. Volver a ver a Li Daiguo, aquel chino-gringo al que alojamos en Caceres, 47 y que ahora nos abría la puerta de su casita, al borde del lago en el pueblo de Da Li.

“Podéis pasar aqui el tiempo que necesitéis, este es un lugar para trabajar en vuestra creatividad, utilizarlo”.

En effet, notre ballade en Chine ne pouvait pas avoir un meilleur accueil. Revoir Li Daiguo, ce sino-américain que nous avions hébergé à Caceres, 47 et qui maintenant nous ouvrait les portes de sa maison, au bord du lac dans le village de Da Li.

“Vous pouvez rester ici tout le temps qu’il vous faudra, c’est un lieu pour travailler votre créativité : utilisez-le.” 

Ii and me just waiting for the sun. Photo by Cedric Hernandez.

Ii and me just waiting for the sun. Photo by Cedric Hernandez.

Creo que hubiéramos podido quedarnos viviendo semanas allí; compartiendo desayunos con Chris (una pastelera impresionante) y la pequeña Ii, que me ilumino los días, el cumpleaños y nuestra estancia.

Un Da Li inolvidable gracias a nuestra familia china.

Je crois que nous aurions pu rester vivre des semaines, là-bas ; à partager des petit-déjeuners avec Chris (une pâtissière impressionante) et la petite Ii, qui m’illuminait les jours, l’anniversaire et notre séjour.

Une Da Li inoubliable grâce à notre famille chinoise.

Text by Oleñka

Cooking a meditarrenean meal with Chris. Photo by Cedric Hernandez.

Cooking a meditarrenean meal with Chris. Photo by Cedric Hernandez.

The dinner. Photo ny Cedric Hernandez.

The dinner. Photo by Cedric Hernandez.

Categorías: Anecdotario, China | 10 comentarios

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